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PETITE HISTOIRE DE LA SERRURERIE

 Le plus Vieux Métier du Monde ? 


De tous temps, l’homme a voulu protéger ses biens ou des êtres qui lui sont chers. La serrurerie actuelle remonte probablement à 4000 ans av JC, c’est-à-dire dès qu’est apparu le travail de la métallurgie.

Dès le 13ème siècle, Saint Louis ébauche une première réglementation : il interdit à un serrurier de travailler la nuit, car l’éclairage n’est pas suffisant pour cette activité minutieuse et l’on pourrait le soupçonner de faire des fausses clés. De même, l’ouvrier a l’obligation de faire uniquement les clés des serrures qu’il a devant les yeux dans son atelier.

Au 16ème siècle, François 1er crée un véritable statut du serrurier. En cas de perte d’une clé, l’ouverture d’une porte ne peut s’effectuer qu’en présence du maître des lieux. Les textes prévoient également de lourdes sanctions en cas de fraude. Un faussaire peut ainsi être pendu et l’écriteau 'Crocheteur de portes' est alors accroché sur le gibet.

Pour sa part, Henri II autorise les jurés de métier à visiter des établissements et magasins pour vérifier qu’ils n’abritent pas des ouvriers se livrant à des pratiques de 'déguisement' des clés et des serrures.

Les premiers ateliers de serrurerie voient le jour sous le règne de Louis XIV : c’est en 1645 que l’on situe l’origine de JPM -probablement l’atelier de serrurerie le plus ancien encore en activité aujourd’hui- lorsqu’un horloger du nom de JP MAQUENNEHEN décida d’installer à Escarbotin le premier atelier de serrurerie dont le succès fit des émules. Et c’est ainsi que la région du Vimeu, en Picardie devint le berceau de l’industrie de la serrurerie contemporaine... Cette région abrite aujourd’hui encore plusieurs entreprises et elle apparaît toujours comme le fief de la serrurerie en France.

Le XVIIIème siècle voit l'éclosion de nombreuses entreprises de serrurerie. Picard est par exemple né en 1721, Fontaine en 1740, Bricard en 1782, Laperche en 1788. On se souvient aussi de la passion de Louis XVI pour cette industrie dont il a d'ailleurs favorisé le développement.

Avec les premières machines à vapeur et le procédé de la fonte malléable, le XIXème voit l’avènement d’une industrie naissante qui veut toutefois respecter la tradition des Maîtres serruriers. Mais le changement est en marche. Le mouvement s’amplifie notamment avec la création de Fichet (1825), Debeaurain (1830), Vachette (1864), Bezault (1870), et Stremler (1896).

Après la seconde guerre mondiale, la profession a connu une période faste, accompagnant la reconstruction du parc immobilier et le développement économique. En revanche, elle a été affectée par la récession dans les années 80 et 90. En France, l’industrie de la serrurerie, de nouveau en croissance, pèse près de 500 millions d'Euros en France. Elle est en pleine période de concentration, notamment sous l’initiative du groupe suédois ASSA ABLOY, son leader mondial.


 Cliquez ici pour en savoir plus
 L'ANTIQUITÉ 
L'ANTIQUITÉ

L'antiquité connaissait la serrure, si l'on comprend sous ce terme tous les mécanismes si frustres soient ils, pour fermer une porte.
A défaut de serrures antiques, totalement disparues avec les vantaux qui les portaient, on a retrouvé dans les fouilles de Pompéi et d'Herculanum, nombres de clés en bronze.

L'abondance du fer qui se trouvait en gaule explique que les clé Gallo-romaines, que l'on a retrouvées, aient été exécutée dans ce métal, dans le traitement duquel nos ancêtres étaient forts habiles.



 

A)- Clé romaine à spatule : les plaques ajourées soulèvent les pièces mobiles de la serrure
B)- Premier signum portant seulement le seau
C)- Clé à dents : évolution de la clé laconienne


 Le Moyen Age 
Le Moyen Age
CLÉS
Au Moyen age, la fermeture des portes était assurée par un loquet à l'intérieur de la pièce, un poucier à l'extérieur de la pièce actionnant ce loquet.

Ce dispositif est remplacé, aux environs du XV siècle par la serrure dite 'à verrou à vertevelles' constituée par un Pène horizontal coulissant, actionné par deux ballotières plates à l'intérieur et à l'extérieur. Ce Pène horizontal est immobilisé par un Pène vertical fonctionnant à la clef de l'extérieur.
On trouve également de cette époque des serrures de coffres. Pour celles-ci on emploie de minces plaques de fer découpées à jours et appliquées sur un fond plat.

A l'intérieur de cette ornementation, on avait souvent glissé une feuille de cuir de couleur ou un drap rouge qui rehaussait la découpure. La pièce principale est le moraillon fixé après le couvercle du coffre. Ce moraillon, quand on rabattait le dessus du meuble , venait en tombant s'ajuster exactement dans la façade de la serrure.
Ornées de curieuses architectures, enrichies de rosaces, de colonettes, d'arches, de niches, abritant une foule de petits personnages, leurs étonnantes sculptures prises dans la masse, taillée au ciseau et au burin, ces serrures égalent en précieux et en fini les pièces d'orfèvrerie les plus achevées.



Illustration : Clé en fer (XIIème siècle). La pointe permet de dégager l'entrée de la serrure.


 La Renaissance 
La Renaissance
CLÉS
A partir de la Renaissance, les serrures comportent une boite rectangulaire encloisonnée dans laquelle se trouvent un ou plusieurs pènes actionnés de l'intérieur par une clef, et de l'extérieur par un bouton de coulisse.

C'est à cette époque que l'on trouve mention, pour la première fois, de passe-partout. Les comptes des bâtiments du roi nous apprennent qu'en 1547, Henri II fit placer, à la porte de Diane de Poitiers, 'trois grosses serrures s'ouvrant avec la clef que le roi porte et qui passe partout'.

 XVII ème Siècle 
XVII ème Siècle
CLÉS
Au XVII ème siècle, on commença à exécuter des serrures dites 'Bénardes', c'est à dire qui s'ouvraient à la clef des deux côtés.
Les serrures étaient jusqu'alors en fer, quelquefois dorées à la feuille.

C'est sous le règne de Louis XIV qu'apparurent les premières serrures en bronze ciselé ou dorées au mercure pour la décoration des riches appartements de Versailles.
C'est à cette époque que l'on trouve les premiers boutons doubles pour actionner les pènes demi-tour à la fois de l'extérieur et de l'intérieur.

 XVIII ème Siècle 
XVIII ème Siècle

Au XVIII ème siècle de grands artistes tels que CAFFIERI, MEISONIER, DELAFOSSE, FORESTIER, GOUTHIER, s'intéressent à l'art de la serrurerie et de véritables chefs-d'œuvre sont sortis de leurs ateliers dont certains font partie de la collection de la maison BRICARD.

SERRURES DE MAITRISE

Avant la révolution de 1789, et après 10 années d'apprentissage, l'ouvrier-serrurier devenait compagnon. C'est alors qu'à ces moments perdus, il travaillait à la serrure que serait son chef d'œuvre. Cette pièce, d'une exécution longue et difficile était soumise à l'examen des Jurandes. Une fois la serrure acceptée, le compagnon était reçu maître-serrurier, ce qui lui conférait le privilège de tenir boutique.
Le chef-d'œuvre témoigne de l'habilité de l'auteur qui a su allier l'art décoratif et la précision mécanique.
Ces chefs-d'œuvre étaient le plus souvent faits 'à l'antique' c'est à dire qu'on reproduisait des serrures qui par leur ornementation rappelaient le XV ème siècle; c'était le plus souvent des serrures de coffres.

CLES DE CHAMBELLAN:

Le chambellan était l'officier de cour chargé de tout ce qui concernait le service intérieur de la chambre du Roi. Il portait pour insigne une clé en bronze doré attachée à un cordon, et portait ostensiblement sur la poitrine. Cette clé était d'ailleurs souvent un passe-partout
et était décorée des armoiries du pays dont était originaire le bénéficiaire.


 XIX ème Siècle 
XIX ème Siècle

En 1823, Morisot, vérificateur de bâtiments, donnait la définition suivante : la serrurerie a deux genre de fournitures. L'un comprend tous les ouvrages qui se façonnent dans l'atelier, par le travail de la forge et de la lime, tels que les gros fers, les grilles, les rampes, les balcons…

L'autre comprend les objets fabriqués, connus sous la dénomination générales de quincaillerie.
En fait, dés le XIIIème siècle, le terme de quincaillerie apparaît dans le livre des métiers d'Etienne Boileaux, prévôt de Paris au temps de Louis IX. "Tous marchands vendant quincaillerie comme pots de terre, escuelle, plateaux, vans… doivent chacun quatre deniers parisis." Par cette énumération on voit que dès l'origine du métier, le marchand quincaillier ne vendait pas seulement des objets usuels en métal mais tout ce qui était nécessaire à l'usage domestique. Le sens parfois péjoratif de cette appellation doit être démenti, car on sait aujourd'hui que les grands fabricants de serrures du XIX et XX siècle, les Bricard, Vaillant, Fontaine, Fichet sont les vrais successeurs des quincailliers marchand dont la corporation pour avoir été moins prestigieuse que celle des serruriers, n'en était pas moins indispensable à la vie quotidienne des citoyens.
L'histoire des métiers parisiens jusqu'au XVIII siècle est pleine de querelles de préséance, de prérogatives, de procès et d'appels au roi pour limiter la concurrence entre les artisans du fer. Ces querelles étaient pour la plupart commencées par les maîtres-serruriers soucieux de protéger leurs privilèges. En 1537, à la demande des gardes du métier, le roi Henri II accorda des lettres patentes aux serruriers, stipulant que les "ferronniers, merciers et marchands faisant et exerçant train et trafic d'ouvrages dépendant et concernant le métier ou manufacture de serrurerie seront sujets à la visite des jurés serruriers". Ces marchands mercier vendaient le fer en barre, le plomb, le cuivre, des objets de coutellerie et de quincaillerie, jusqu'à des cadenas et certaines serrures. Leur statut fut confirmer par le roi Louis XIII en janvier 1613. Le 12 mars 1677, un arrêt du parlement concernait la visite des jurés serruriers chez les artisans qui vendaient des serrures et d'autres objets de quincaillerie.

Cet arrêt est ainsi conçu : "la cour a maintenu et gardé aux maîtres serruriers au droit de visiter deux fois l'année les boutiques et maisons des dits marchands merciers , les ouvrages de serrures, gonds, pattes, verrous et fiches qui s'appliquent tant aux portes qu'aux fenêtre des maisons seulement, suivant et conformément à l'arrêt du 26 juin 1638; à la charge par les jurées serruriers d'appeler un garde des dits marchands merciers pour assister avec les dits jurés à ladite visite sans frais. Fait défense aux dits serruriers de visiter les autres ferrures , ni de vendre et débiter aucune marchandises de serrurerie que celles qu'ils auront fabriquées dans leurs maisons et boutiques.

A maintes reprises, et encore en 1776, des ordonnances de police furent édictées, pour défendre aux ferrailleurs de réparer de vieilles clés, d'autres articles stipulant même que l'on devait rapporter à la police dans la quinzaine, toutes les clés vieilles ou neuves dépourvues de leur serrure sous peine d'amende…"

Les enseignes elles mêmes ne renseignaient pas toujours exactement le client intéressé par l'achat d'une pièce de serrurerie. Les maîtres serrurier au dessus de leur atelier suspendaient souvent une clef, ou deux clefs en sautoirs. Mais ils n'avaient certainement pas le monopole de cette "affiche". En 1730, un certain Jean Nolan, marchand quincaillier à Paris, n'hésitait pas à s'intituler : "entrepreneur de ferrure et de serrurerie". En 1746, la communauté des serruriers perdit un procès et dût payer 190 livres d'indemnités à un marchand ferrailleur du nom de Nicolas Magny, chez qui elle avait fait saisir du vieux matériel de clefs, serrures, peinture.
En fait, au delà de ces querelles, la réalité quotidienne était autre. Serruriers et quincailliers étaient le plus souvent dépendants les uns des autres que concurrents sur les marchés de la construction.
De plus en plus les serruriers trouvèrent leur compte à acheter des serrures toutes faites , et ils en fabriquèrent de moins en moins. Cependant ils restaient astreints à façonner une serrure et une clef lorsqu'ils voulaient présenter leur expérience ou leur chef d'œuvre. pour être admis dans la communauté des maîtres serruriers.
Les causes de l'abandon du fer forgé sont multiples : l'un des premiers agents de destruction est sans doute la sécheresse du style classique: terminée les enroulements des acanthes et des rocailles; le style Louis XV va être taxé de trop "de légèreté et de libertinage" et disparaître de la création artistique en ferronnerie, pour être remplacé par les formes carrés, droites et régulières que les ornemanistes Neufforge, Moreau, Forty entre autres mettent à la mode.
Un autre facteur contribue à faire tomber le fer dans l'oubli: c'est l'utilisation progressive de la fonte malléable et l'engouement extraordinaire qu'elle suscita dés la révolution et pendant tout l'empire. Les travaux de Réaumur dès 1722 et ceux de l'académie des sciences pendant le XVIII siècle sur la transformation du fer permirent à la fonte malléable de devenir le matériau privilégié des artisans du métal. Libérée de son surplus d'oxygène, la fonte de fer était devenue plus facile à travailler au ciseau et à la lime. En dépit de la résistance et de nombreux procès intentés par les serruriers, ceux-ci durent céder le pas aux fondeurs qui dés la régence surent exécuter palâtres de serrures, marteaux de porte, plaque décorative, balcons ou appuis de fenêtres en fonte.


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